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Ivan le terrible et l'occultisme.

 
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paulo
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 13:09 (2010)    Sujet du message: Ivan le terrible et l'occultisme. Répondre en citant


Dans les contes populaires d'Europe de l'Est, les vampires sont des sangsues nocturnes qui se sont relevés de leur tombe. Nous connaissons l'apothéose de ces créatures, Dracula, comme le vampire de Transylvanie, personnage semblable à une chauve-souris avec de longues canines, qui dort dans un cercueil le jour et mord le cou de ses victimes dont il boit le sang pour se sustenter.

Mais comment avons-nous jamais pris connaissance de Dracula et des vampires ? Comment un mythe régional a-t-il pu s'élever au point de devenir l'un des traits les plus durables de la culture occidentale moderne et pourquoi ?

Historiquement, Dracula, Vlad Tepes, n'était pas un vampire. Vlad naquit en 1431 et régna par intermittence à partir de 1448 sous le nom de Prince Voïvode de Valachie, la partie méridionale de la Roumanie d'aujourd'hui, affrontant régulièrement l'empire ottoman, le roi hongrois Matthias Corvinus et les cités saxonnes de Transylvanie. Bien qu'il remporta d'importantes victoires sur les Ottomans, Corvinus le fit prisonnier et il fut tué en 1477 à la reprise des combats contre les troupes ottomanes.

Vlad reçut le surnom de Dracula, dérivé de dragon, de son père. Sous une autre forme, Dagolea, ce nom signifie " de l'amour " ou " l'adorable ", peu approprié pour un homme qui développa la méchante habitude de transpercer ses ennemis d'un pieu, ce qui lui valu le surnom de Tepes (l'Empaleur).

Les méthodes cruelles de Vlad faisaient l'objet de récits, très courants à l'époque, qui circulaient déjà de son vivant et Corvinus donna probablement à sa brutalité un tour particulièrement sanguinaire. La campagne de propagande contre Vlad rencontra un brillant succès, satisfaisant l'appétit du public pour les sensations avec des descriptions violentes imagées du féroce prince empaleur.

Ces images de Vlad ont été remises au goût du jour, particulièrement à l'Ouest, pour diaboliser les Européens de l'Est. Depuis le seizième siècle, le tsar Ivan IV, Ivan le Terrible, a été appelé le Dracula russe. De même, au dix-septième siècle, Elizabeth Báthory, comtesse hongroise de Transylvanie, qui torturait les jeunes filles à mort et croyait au pouvoir thérapeutique des bains dans leur sang, contribua à l'image occidentale de l'Europe de l'Est comme le cœur sombre de l'âme humaine.

Le public européen fut pris de manière répétitive d'une peur panique du vampire à partir du dix-huitième siècle. En 1732, une nouvelle balaya le continent : un villageois serbe mort tuait ses victimes la nuit. Son corps exhumé ne s'était pas décomposé. On plongea un pieu dans son cœur et on brûla son corps. Bientôt, on exhuma d'autres corps en divers endroits d'Europe qu'on trouva dans des conditions de préservation identiques, donnant naissance à toute une littérature qui examinait avec rigueur, entre autres, les liens entre vampires et chauves-souris, papillons et corbeaux.

Mais le développement parallèle de la science étaya les efforts faits pour mettre en évidence de telles superstitions. En 1755, c'est le monarque absolu de Vienne, éclairé, qui agit. L'impératrice Maria Thérésa interdit le culte des vampires et ordonna un examen approfondi des causes naturelles pouvant éventuellement expliquer de tels événements, ainsi que les causes réelles de décès. Les vampires, selon le monde scientifique du dix-huitième siècle, n'étaient rien d'autres que le produit de l'imagination de victimes de délires.

L'esprit scientifique fonda une alliance tactique avec l'Eglise catholique, qui décriait les croyances vampiriques comme profanation de la résurrection de Jésus. Cette position ouvrit également un nouveau front de bataille pour l'Eglise contre les chrétiens orthodoxes d'Europe de l'Est, qui accordaient un soutien théologique aux mythes vampiriques en enseignant que les corps non décomposés ne pouvaient atteindre le paradis et pouvaient être réanimés par le diable.

Dans ces deux perspectives, la scientifique et la catholique, quiconque croyait aux vampires était considéré comme superstitieux et condamné comme ignorant. Ainsi, à une époque où l'Europe de l'Est commence à se solidifier dans la perception occidentale, elle le fait comme le bastion d'une hérésie qui devait être " civilisée ".

Mais, en ayant démystifié le mythe des vampires, les intellectuels occidentaux se sont alors occupés de le remodeler. Voltaire transféra l'image du vampire assoiffé de sang aux spéculateurs, marchands, rois et moines. A partir de là, la métaphore pouvait s'étendre aux capitalistes, aux juifs, aux femmes (la vamp) et aux hommes politiques.

Ainsi, les peurs irrationnelles et les désirs secrets des populations ne peuvent pas être supprimés. En occident, l'occultisme émerge en réponse aux Lumières et à leur foi dans la science, aidé par un nombre de médecins professionnels qui maintiennent que les vampires ont réellement existé. Les œuvres littéraires dans lesquelles les personnages qui ont commis des actes sanguinaires et cruels sont transformés en vampires devinrent populaires dès 1820.

Vlad Tepes fut transformé en vampire par la plus célèbre de ces histoires : le roman de Bram Stocker, Dracula, publié en 1897. Stocker fit des recherches approfondies sur les mythes vampiriques et fut influencé par des ouvrages historiques, des descriptions de voyage et l'orientaliste hongrois Ármin Vámbéry. Il amalgama les différents courants du mythe populaire avec des personnages historiques effrayants pour cimenter l'association de l'Europe de l'Est à l'obscurantisme et la noirceur dans l'imagination populaire de l'occident. Perçu dans un tel contexte, l'occident, avec le Britannique Stocker au sommet de sa gloire, émergea comme le lieu de la raison universelle.

Les croyances vampiriques des sociétés d'Europe de l'Est ont servi leurs propres objets historiques : unissant les communautés et permettant d'identifier les étrangers, donnant forme concrète aux peurs face à la mort, expliquant les événements mystérieux, et, finalement, apportant un moyen de résister aux attaques des idées et des modes de pensée occidentaux.

Si l'évocation de Dracula et des vampires nous fait frissonner, c'est que le mythe du vampire tient toujours sa place dans notre culture : c'est la projection de nos peurs et de nos incertitudes, de nos désirs sexuels, de nos animosités envers groupes et personnes et de notre espoir de dissolution des structures sociales. Finalement, l'étincelle spirituelle et la crainte existentielle que nous associons toujours plus à l'Europe de l'Est ne sont que l'extension des nôtres.

Heiko Haumann
 

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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 13:09 (2010)    Sujet du message: Publicité

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