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Jack l'éventreur

 
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paulo
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 15:32 (2010)    Sujet du message: Jack l'éventreur Répondre en citant


Jack l'éventreur (en anglais, Jack the Ripper) est le nom donné à un tueur en série anglais qui assassina sauvagement cinq femmes prostituées, issues de milieux pauvres, dans le quartier de Whitechapel, à Londres en 1888. Le mystère qui entoure l'identité et les mobiles du tueur (ou des tueurs) a intrigué de nombreux enquêteurs et inspiré plusieurs auteurs.

Les faits

Le premier assassinat confirmé est celui de Mary Ann Nichols, retrouvée égorgée et éviscérée dans une cour d'immeuble le 31 août 1888. Le dernier - avec un degré d'horreur allant crescendo - date du 9 novembre de la même année.

Les victimes de Jack l'éventreur étaient des femmes devenues prostituées occasionnelles et oeuvrant dans l'un des quartiers les plus pauvres de Londres, à Whitechapel (East End). À l'exception de la dernière, âgée de 20 ans à peine, la plupart étaient des femmes d'âge mûr.

Le nombre et la nature des victimes posent aujourd'hui encore une énigme aux enquêteurs : pour quelle raison l'assassin choisit-il des prostituées ? Pour quelle raison s'arrêta-t-il après le cinquième meurtre ? Pourquoi ce dernier meurtre se déroula-t-il dans de telles conditions ?

Mode opératoire

Les crimes eurent lieu pour la plupart dans des lieux publics ou semi-publics, trottoirs ou cours d'immeubles. La raison en est qu'à l'époque, les actes de prostitution n'avaient lieu ni à l'hôtel ni dans les appartements privés, mais pendant la nuit dans une cour d'immeuble ou dans un passage privé entre deux immeubles, voire au bout d'une impasse.

Les victimes étaient égorgées, vraisemblablement par-derrière ; l'éventreur ouvrait l'abdomen de la victime et en retirait les viscères (intestins, reins, utérus), pour les disposer ensuite sur le cadavre ou les emporter. La précision avec laquelle les victimes étaient éviscérées et le fait que les meurtres avaient lieu pendant la nuit, dans des lieux non éclairés, indiquent que le tueur avait des connaissances chirurgicales particulièrement avancées.

Une de ses victimes, Elizabeth Stride, fut égorgée et violée, mais non éviscérée : les analystes estiment que Jack l'éventreur n'a probablement pas pu mener son acte à terme.

La dernière victime, Mary Jane Kelly, eut droit en revanche à un traitement particulier. Probablement du fait qu'elle fut la seule à être tuée dans un endroit clos (le meurtre eut lieu dans son appartement, à Miller's Court), elle fut totalement éviscérée (ses organes furent éparpillés autour d'elle dans son appartement et son cœur ne fut jamais retrouvé) et quasiment démembrée.

Les victimes
Victimes avérées

Cinq femmes sont aujourd'hui considérées comme les victimes confirmées de Jack l'Eventreur :

Mary Ann Nichols

Egalement connue sous le nom de "Polly" Nichols, née en 1845, mariée à William Nichols et mère de cinq enfants, elle était séparée de son mari depuis 1882. Elle fut tuée dans la nuit du 31 août 1888, à l'âge de 42 ans et incinérée dans le cimetière de Lford le 6 septembre 1888.

Son corps fut retrouvé à 3 heures du matin dans Buck’s Row, la gorge tranchée, presque décapitée, les intestins enroulés autour du cou et l’abdomen entaillé ; ses organes génitaux étaient également gravement entaillés. L’autopsie révéla par ailleurs que l’assassin était un gaucher, fait qui sera plus tard démenti par de nombreux criminologistes.

Les journaux de l’époque (quotidiennement remplis d’articles sur des femmes assassinées, mutilées ou brûlées vives) considérèrent ce cas comme « étrange », mettant ainsi le doigt sur la particularité du mode opérationnel du tueur.

Annie Chapman

Née Eliza Anne Smith en 1841, mariée à John Chapman en 1869 et mère de deux filles, elle fut tuée le samedi 8 septembre 1888 au matin dans une cour intérieure de numéro 29 de Hanbury Street. Elle fut incinérée le 14 septembre 1888 a Manor Park.

Son corps fut retrouvé gisant à terre, la gorge tranchée et la tête presque séparée du corps. Le ventre était ouvert et les intestins déposés sur l’épaule droite de la victime, tandis que le vagin, l’utérus et les deux tiers de la vessie avaient été prélevés. À ses pieds, on découvrit quelques pièces de monnaie et une enveloppe en papier portant la date du 20 août.

Un témoin, habitant de l’immeuble, affirma avoir entendu une femme crier « non » mais avoua ne pas avoir eu le courage de regarder par la fenêtre. Le lendemain, une petite fille informa la police qu’elle avait vu, quelques maisons plus loin, une flaque de sang : les policiers déclarèrent qu’il s’agissait probablement d’une trace laissée par le tueur alors qu'il emportait les organes prélevés sur la victime.
John Pizer
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John Pizer

Quelques jours plus tard, les policiers arrêtèrent un boucher juif du quartier, John Pizer, en se basant sur le fait qu'un morceau de tablier de cuir aurait été retrouvé sur les lieux du crime. Il fut toutefois rapidement établi que ce morceau de cuir n’avait aucun lien avec le crime : il appartenait à un locataire de l’immeuble, qui l’avait lavé et mis à sécher. Pizer fut cependant incarcéré pendant deux jours, afin de permettre à la police de le disculper aux yeux de la foule qui voulait le lyncher.

À partir de ce moment, l’assassin fut qualifié de dément fanatique ou de maniaque sexuel sans aucune connaissance en anatomie. L’unique indice provenait de quelques témoins qui affirmèrent avoir vu les victimes discutant avec un homme portant une petite malette noire et un chapeau haut-de-forme.

Elisabeth Stride

Née en 1843 en Suède, mère de deux enfants et divorcée en 1856, elle fut retrouvée morte le 30 septembre 1888. Son corps fut découvert dans la cour du Club Berner par un certain Louis Diemschutz. Elle fut incinérée dans le cimetière Est de Londres.

Son corps fut découvert dans la cour d’un immeuble abritant des juifs et des Allemands. Elle ne présentait qu’une profonde entaille à la gorge ; selon le témoignage d'un cocher, le sang en coulait encore lorsqu’il la découvrit.

Catherine Eddowes

Née en 1842 à Wolverhampton, elle eut trois enfants de son compagnon Thomas Conway. Tuée le 30 septembre 1888, son corps, horriblement mutilé, fut retrouvé dans un parc public, Mitre Square.

Catherine Eddowes fut soumise à un véritable martyre, probablement en raison du fait que Jack n’avait pu achever son travail sur Elisabeth Stride. Elle fut retrouvée gisant dans une mare de sang, le ventre ouvert. La victime était complètement défigurée, le nez et l’oreille gauche entaillés, la visage marqué d’un large V au couteau. Le corps était quasiment décapité, ouvert « comme un cochon à l’étalage », l’estomac et les intestins posés sur l’épaule droite, le foie coupé, les reins et les organes génitaux enlevés.

Mary Jane Kelly

Née en 1863, elle fut assassinée le vendredi 9 novembre 1888 vers 3h00 du matin au 13 Miller's Court. Ses restes furent incinérés au cimetière catholique St Patrick, à Londres.

Ce dernier meurtre dépassa tous les autres en horreur ; il suffit en effet de lire le rapport d'autopsie pour s'en convaincre : Le corps est allongé au milieu du lit, les épaules à plat, mais l'axe du corps est légèrement incliné vers le côté gauche, la tête tournée sur la joue gauche. Le bras gauche se trouve le long du corps, avec l'avant bras replié à angle droit et reposant en travers de l'abdomen. Le bras droit, quelque peu détaché du corps, se trouve sur le matelas, tandis que l'avant bras, posé sur l'abdomen, laisse apercevoir les doigts serrés. Les jambes sont largement écartées, la cuisse gauche formant un angle droit avec le tronc, tandis que la cuisse droite dessine un angle obtus avec le pubis. Toute la surface extérieure de l'abdomen et des cuisses a été arrachée, alors que les viscères ont été retirés de la cavité abdominale. Les seins sont coupés à leur base, les bras mutilés de nombreux coups de couteau irréguliers, et le visage est totalement méconnaissable. Les tissus du cou ont été sectionnés jusqu'à l'os. Les viscères ont été éparpillées un peu partout : l'utérus, les reins et un sein se trouvent sous la tête ; l'autre sein, près du pied droit ; le foie, entre les pieds ; les intestins, à la droite du corps ; la rate à la gauche du corps ; des lambeaux de chair de l'abdomen et des cuisses ont été empilés sur une table ; le cœur a été retiré et n'a pas été retrouvé

Autres victimes possibles

Plusieurs autres femmes furent agressées ou assassinées pendant la période où sévit Jack l'éventreur. Certains de ces crimes lui sont parfois attribués :

* Annie Millwood, née en 1850, victime d’une agression le 25 février 1888, entraînant son hospitalisation pour de nombreuses blessures dans les jambes et le corps. Elle quitta l’hôpital et mourut de mort naturelle, le 3 mars 1888.

* Ada Wilson, victime d’une agression survenue le 28 mars 1888, à laquelle elle survécut.

* Martha Tabram (née Martha White, également connue sous le nom de Emma Turner), née le 10 mai 1849 et assassinée le 7 août 1888. Son corps fut retrouvé lardé de 39 coups de couteau. Elle est considérée par certains comme une victime possible de Jack l’éventreur, compte tenu du lieu, de la date et des circonstances de sa mort. Cependant, elle n'a été ni égorgée ni dépecée, contrairement aux autres victimes (Eddowes exceptée). Le doute subsiste néanmoins, car l'évolution dans la gravité des blessures des victimes de Jack l'Éventreur dénote un comportement propre au profil psychologique des tueurs en série, et permet de penser que Martha Tabram aurait été assassinée par le célèbre tueur de Whitechapel.

* Elizabeth Jackson, une prostituée dont le corps fut retrouvé morcelé dans la Tamise entre le 31 mai et le 25 juin 1889.

La personnalité du tueur
Le surnom

« Jack l'éventreur » est un surnom qui peut provenir d'un journaliste ou bien, ce qui est moins probable, de Jack lui même.

Ce surnom, retenu par l'Histoire, trouve son origine dans une lettre appelée Dear Boss, reçue le 27 septembre 1888 par la Central News Agency. Bien qu'elle ne soit pas authentifiée comme étant de la main du tueur, il existe néanmoins de bonnes raisons de penser qu'elle est de lui, car elle est signée Jack The Ripper.

Certains affirment que ce surnom vient d'un journaliste qui voulait rendre ses articles plus « croustillants » et décida de donner un nom à ce tueur.

Le pseudonyme Jack the Ripper est resté du fait que Scotland Yard reproduisit cette lettre dans les journaux, espérant que quelqu'un reconnaitraît l'écriture et permettrait ainsi d'identifier l'assassin.

Notoriété

Comparé à d'autres tueurs en série, Jack l'éventreur n'a fait que peu de victimes. Plusieurs raisons peuvent expliquer sa notoriété. À l'époque des faits, déjà, ses crimes eurent un écho retentissant dans les médias. Son acharnement sur ses victimes était particulièrement impressionnant : elles étaient égorgées, décapitées ou éventrées. L'agilité de Jack l'éventreur a également contribué à sa célébrité.

Plusieurs éléments ont permis à cet assassin d'entrer dans les annales du crime et dans la mémoire collective. Le plus remarquable est certainement l'utilisation des médias par l'éventreur lui-même, fait nouveau à l'époque. Sur plusieurs centaines de lettres reçues par les journaux, seules quelques-unes lui sont attribuées avec certitude ; ces lettres ont provoqué un effet boule de neige qui ont propulsé les méfaits du criminel à la une de l'actualité durant plusieurs mois. La passion populaire qui en a résulté a été entretenue par les échecs répétés de Scotland Yard.

Un autre élément est le mystère qui continue, aujourd'hui encore, à entourer la personnalité de Jack : la Metropolitan Police n'a, en effet, jamais révélé l'identité du meurtrier, et il est fort probable qu'elle n'a jamais mis la main sur lui. Les spéculations, qui n'ont jamais cessé depuis le premier jour, continuent à susciter l'intérêt.

Indices

Suite au double crime du 30 septembre, la police inspecta les lieux à la recherche d'indices ou de témoins. Vers 3h du matin, un inspecteur nommé Alfred Long découvrit un graffiti inscrit à la craie blanche sur un mur non loin du lieu où Catherine Eddowes avait été assassinée. Le texte en était : «The Juwes are the men That Will not be Blamed for nothing» (Les juifs ne seront pas blâmés pour rien). Afin de ne pas éveiller de mouvements antisémites, l’inscription fut immédiatement notée et effacée.

Les ripperologues ont cependant relevé une curieuse corrélation entre la mauvaise orthographe du mot Juwes au lieu de Jews (juifs) et le nom de Jubelum, (apprenti d’Hiram) rencontré dans le livre saint des francs-maçons. Il en a été déduit que Jack l’éventreur était soit franc-maçon, soit proche des francs-maçons …

Théories et suspects

Trois suspects ont fait l'objet de livres et d'adaptations cinématographiques. Il s'agit du prince Albert Victor héritier de la couronne d'Angleterre, du médecin et chirurgien sir William Gull, et du peintre et artiste Walter Sickert.

* Patricia Cornwell dans son livre Jack l'éventreur, affaire classée défend la théorie (basée sur d'anciens échantillons d'ADN) selon laquelle Walter Sickert serait l'auteur de ces cinq meurtres. Ses œuvres seraient le reflet de ses crimes. L'argument de ce livre tourne cependant autour d'un faisceau de coïncidences n'ayant pas force de preuve. Elle démontre certes que Sickert est lié à une ou plusieurs lettres écrites au nom de l'éventreur, mais elle ne parvient pas à fournir la preuve irréfutable de sa culpabilité. Dans son Livre rouge de Jack l'éventreur, Stéphane Bourgoin tente de décrire objectivement les faits sans chercher à établir l'identité de Jack l'éventreur.

* Un certain Docteur Neill Cream, pour avoir déclaré « Je suis Jack » lors de sa pendaison, fut longtemps considéré comme le suspect numéro un, tout comme un mystérieux James Maybrick, qui se faisait passer pour Jack l'éventreur dans son journal intime.

* Dans From Hell, une bande dessinée d'Alan Moore ensuite adaptée au cinéma, le coupable serait le médecin royal Sir William Gull, chirurgien de la famille royale. Si les motivations de ce praticien demeurent aujourd'hui sujettes à controverses (les prostituées auraient été témoins d'un mariage secret - non prouvé - entre le prince Albert d'Angleterre et une jeune roturière catholique ; Gull aurait alors reçu pour mission de les éliminer afin qu'elles ne puissent exercer de chantage sur la famille royale), sa candidature apparaît d'autant plus vraisemblable que les rapports d'autopsie insistent sur la qualité des éviscérations. Outre le fait que les meurtres furent commis de nuit, dans des lieux obscurs, un chirurgien pouvait avoir assez de connaissances anatomiques pour y procéder.

* Enfin, dans une lettre écrite en 1913 et découverte en 1993, J.G. Littlechild, inspecteur en chef de la police secrète de Londres en 1888, fit mention d'un certain Francis J. Tumblety. Ses soupçons sont basés sur le passé de charlatan de ce médecin aux États-Unis et sur des témoignages de ses proches affirmant qu'il vouait une haine démesurée aux femmes (il les qualifiait de bétail). Ce suspect fut arrêté le 19 novembre 1888, Scotland Yard le soupçonnant d'être lié aux meurtres des prostituées, puis relâché sous caution. Il s'enfuit finalement aux États-Unis ; plusieurs enquêteurs furent lancés à ses trousses, mais Tumblety parvint à disparaître mystérieusement en janvier 1889. Par la suite, on rapporta des assassinats étrangement semblables à ceux de l'éventreur dans le Far West, ainsi que six horribles meutres à Managua. Tumblety mourut à Saint Louis, le 28 mai 1903.

Aucun fait avéré ne vient cependant confirmer ou infirmer ces théories.



Source : Wikipédia
 

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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 15:32 (2010)    Sujet du message: Publicité

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