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Notions elémentaires de maçonnisme (2)

 
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paulo
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MessagePosté le: Ven 19 Fév - 13:49 (2010)    Sujet du message: Notions elémentaires de maçonnisme (2) Répondre en citant


Nous sommes ainsi ramenés à la Vie et à ses manifestations. D’où provient-elle ? Nous l’ignorons. Elle a une source mystérieuse, mais ce n’est pas en ses origines qu’elle se révèle à nous : c’est dans son cours et son action. Pourquoi ne pas en prendre notre parti, plutôt que de nous acharner à résoudre d’insolubles énigmes ? Soyons simples et raisonnons objectivement.


Devant la vie que nous avons à vivre, il est sage de vouloir vivre en accord avec la Vie. Elle fait de nous des agents de son oeuvre. Attachons-nous à discerner ses procédés ses voies et son objectif. Initions-nous ainsi au programme de la Vie, afin de nous associer à sa réalisation. Rien ne saurait être plus foncièrement religieux et moins arbitraire. Vivre avec courage, intelligence et dévouement à l’oeuvre de la vie, c’est pure sagesse et conduite conforme à la volonté du Créateur, telle qu’elle se manifeste à nous par l’intermédiaire de la Vie. Il est de toute évidence que celle-ci construit, d’où nous concluons humainement qu’elle se conforme à un plan, attribuable au Grand Architecte de l’Univers. Ce sont là des manières de parler suggestives, destinées à orienter les idéalistes, car le rêve n’est interdit à personne et nous sommes en droit de laisser notre imagination plonger à son gré dans le mystère.


Mais n’abusons pas de celui-ci ; redoutons de le proposer comme base de notre conduite. Mieux vaut nous en tenir à la Vie et à ses enseignements directs. Elle travaille et nous forme en vue de la tâche qu’elle nous assigne. Notre vraie religion, celle qui est dans la nature des choses, ne saurait donc être que le Culte du Travail.


Les formes de ce culte sont aussi multiples que les occupations et les destinées humaines. Il se confond avec la vie qu’il sanctifie en tout ce qui fait sa noblesse, son élévation et sa beauté. Pratiquons-le selon l’inspiration naturelle à chaque individualité bien née !




Constructivisme et Franc-maçonnerie


Les philosophes qui se sont fait recevoir Francs-maçons n’ont pas manqué de distinguer dans l’Ordre maçonnique une spiritualité indépendante de l’organisation fonctionnant ils ont appelé Maçonnisme ce qui est du domaine de l’esprit par opposition à la Maçonnerie, vaste association matérialisée. Le Maçonnisme est à la Maçonnerie ce que le Christianisme en sa pureté concevable est par rapport à l’Eglise ou aux églises chrétiennes. Il y a, de part et d’autre, loin de l’idéal subjectif à sa réalisation objective humaine. Quel qu’il soit, le corps ne se prête qu’imparfaitement à l’incarnation de l’esprit.


Au corps, cependant, se rattache une âme, même et peut être surtout quand il s’agit d’une corporation, d’une collectivité permanente. En Maçonnerie, le Maçonnisme représente l’esprit, qui souffle où il veut et ne se laisse pas emprisonner dans l’enceinte des Loges. Celles-ci retiennent plus facilement l’âme de la Maçonnerie, si bien qu’il y règne une très sincère fraternité.


Ceux qui cherchent un milieu d’effective fraternisation ne seront donc pas déçus par la fréquentation des Francs-maçons, qui ne s’élèvent pas toujours jusqu’au Maçonnisme, mais ne manquent jamais d’être animés des plus généreux sentiments. Même quand leur instruction maçonnique laisse fort à désirer, ils sont imprégnés d’une humanitaire bienveillance, qu’ils se communiquent comme un immense réconfort réciproque. Telle est la grande force de la Franc-maçonnerie et le secret de sa réussite, en dépit de toutes les faiblesses de ses trop nombreux adeptes. Ce n’est pas, comme le prétendent ses adversaires, une conspiration qui décide du sort des peuples, mais c’est une alliance universelle de bon vouloir et d’affection. Ses adeptes doivent être partout des citoyens paisibles, dévoués au bien général et soucieux de se comporter exemplairement. Il leur arrive de se passionner avec candeur pour des idées qu’exploitent les politiciens. Cela prouve qu’ils n’ont pas su se pénétrer des règles de leur art constructif et que, mauvais Apprentis, ils s’exposent à la réprimande des Maîtres.


L’enseignement initiatique ne procède pas, il est vrai, à la manière profane, car, loin de violenter dogmatiquement les intelligences, il les ménage pour les cultiver en vue de favoriser l’éclosion autonome du germe de vérité semé en la profondeur de chacune d’elles. Il s’agit, non de faire entrer de force dans les esprits des notions extérieures, mais de solliciter à en sortir ce qu’ils renferment naturellement. Ce qui s’enseigne, c’est l’art de penser librement, par soi-même, avec spontanéité, en dehors de toute influence tendancieuse. Les hommes qui parviennent de la sorte à penser selon le génie qui leur est propre se rencontrent en une commune manière de voir, car ils pensent humainement, sous l’inspiration de l’universel Esprit humain. Mais tout art est difficile, en particulier de penser juste. Il faut cependant que les hommes s’initient à cet art, s’ils veulent se dégager des erreurs qui s’opposent leur entente harmonique.


Ces erreurs s’évanouissent devant la lumière que découvre l’initié, après s’être débarrassé de tout ce qui s’oppose à la rectitude de son jugement. Les rites de sa réception mettent matériellement en scène les opérations prescrites à l’esprit apte à se libérer ; mais la mentalité moderne se ferme à la muette sollicitation des symboles qui ne l’incitent plus à méditer. Il en résulte que le symbolisme demeure une langue morte pour la masse des Francs-maçons actuels. Si correcte que puisse être cérémoniellement leur initiation, elle n’effectue pas la transmutation du profane en initié le récipiendaire se comporte passivement à l’égard du cérémonial, dont le rôle est de faire travailler l’esprit du néophyte. Cela ne se produit pas assez souvent, d’où condamnation de la Franc-maçonnerie par les partisans d’une initiation parfaite.


Pour rester équitable, il ne faut pas rendre les constructeurs responsables du matériel défectueux qui s’est imposé à eux. La Franc-maçonnerie moderne a fait de son mieux et son oeuvre est louable, si humainement imparfaite qu’elle soit. C’est une école fidèle aux méthodes initiatiques et forte d’une inappréciable tradition. Même incompris de ceux qui en sont chargés, l’enseignement ne perd rien de son efficacité, dès qu’il s’adresse à des initiales. Ceux-ci comprennent ce qui échappe aux initiateurs pontifiants, insensibles à l’ésotérisme du rituel. Les gestes sont accomplis et les paroles prononcées : ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre en font leur profit ; les autres se contentent de l’extériorité des mystères sacrés.


Il suffit, pour être reconnu Franc-maçon, de s’affirmer comme tel extérieurement ; mais jamais on ne s’est dissimulé en Maçonnerie, que la véritable manière d’être Maçon, aux yeux du Grand Architecte de l’Univers, c’est de travailler maçonniquement après s’être fait Maçon par soi-même intérieurement. Il a toujours été fait mention de Maçons sans tablier, c’est-à-dire sans insignes extérieurs et n’ayant jamais été admis dans l’Ordre maçonnique. Comme dans le Catholicisme, on distingue en Maçonnerie le corps et l’âme de l’Eglise. Tous les sages qui se dévouent au bien de l’humanité sont Francs-maçons, alors même qu’ils n’auraient jamais entendu parler de la Franc-Maçonnerie. Il n’y a pas que la prose qui se fasse sans le savoir.


En réalité, il convient de revenir au Maçonnisme, qui, dans sa spiritualité, s’ouvre aussi largement qu’il est conforme au caractère de l’association maçonnique de rester fermée. Des associés formels, qui contractent des obligations réciproques, ne se lient entre eux solidement que s’ils ne sont pas noyés dans la masse indifférente, dite « profane » ; les « initiés » sont, en Maçonnerie, tous ceux qui ont pris les engagements maçonniques : leur inimitabilité réelle n’est pas toujours à la hauteur de leur bonne volonté, mais celle-ci leur donne droit à la sollicitude de leurs Frères plus éclairés. Chacun fait de sincères efforts, en Maçonnerie, pour contribuer à la réalisation d’un idéal qui n’est pas toujours conçu avec une suffisante netteté. De là les tâtonnements et les échecs consécutifs à l’apprentissage des Maçons.


On leur reproche de s’être concentrés sur eux-mêmes, en un mystère irritant pour le public. Ils auraient évité de se faire mal juger, s’ils avaient pris la peine de se faire mieux connaître. On admet qu’ils se soient tus sur la technique de l’initiation et leurs secrets conventionnels, qui n’ont de réel intérêt que pour eux-mêmes. Mais pourquoi n’ont-ils pas proclamé urbi et orbi leur philosophie, ce Maçonnisme propre à leur concilier les meilleurs esprits ?


Leur réserve tient leur manque de préparation : avant de porter la lumière au dehors, ils ont dû s’initier eux-mêmes. La pratique silencieuse de rites traditionnels s’imposait à eux, tant qu’ils n’en avaient pas deviné la signification. Il leur était interdit de parler trop tôt, au risque de se faire mal comprendre.


Après deux siècles de gestation, le Maçonnisme est devenu viable ; aussi, les Maçons actuels ne font-ils plus mystère de la philosophie que leur ont suggérée leurs vénérables traditions architecturales. Suffisamment avancés en leur art, ils peuvent enseigner à bâtir spirituellement, en vue de la construction effective d’une humanité meilleure.


Leur enseignement s’adresse aux initiales c’est-à-dire indistinctement à tous ceux qui sont capables de s’assimiler le constructivisme et de s’initier par eux-mêmes, en méditant sur ses données fondamentales.


Celles-ci remontent à la Vie envisagée dans son action constructive. Elle construit des organismes, dont celui de notre espèce, instrument mis à la disposition du mystérieux constructeur, appelé à édifier en nous la personnalité humaine. La nature se contente de produire l’homme-animal à l’état brut, en l’appelant à conquérir lui-même la pure hominalité. Chacun de nous reste Pierre brute, constructivement inutilisable, tant qu’il ne s’est pas taillé lui-même en Pierre de Sagesse, pleinement humanisée. Toutes les allégories initiatiques font allusion à la même transformation : celle de l’individu grossier, demi humain, en homme véritable, conscient de sa dignité et de ses responsabilités constructives.


Toute notion étant discutable, le constructivisme ne s’impose à personne. Il s’offre aux esprits réfléchis, qui puisent en eux-mêmes la foi en la Vie et en son travail, foi raisonnable entre toutes. - Préférez-vous croire à la Mort et au néant ?


Si vous êtes vivants dignes de vivre, vous ne douterez pas de votre Vie, qui est la grande réalité. Vous aimerez la Vie, vous la voudrez belle et vous vous dévouerez pour elle jusqu’au sacrifice. Le héros ne craint pas de souffrir par amour de la Vie ; il ne meurt que pour vivre en plus parfaite union avec la Vie.




L’Enseignement des Maîtres


Résoudre des énigmes, avoir réponse à tout, n’est pas le propre du sage, qui, aussi désabusé que Socrate, sait qu’il ne sait rien. Il faut se faire illusion, pour imaginer solide ce qui s’édifie sur des arguments ou des idées. Nos représentations subjectives n’ont aucune valeur absolue, et, si nous voulons être prudents, nous ne devons pas nous laisser entraîner par nos figurations mentales à bâtir dans les nuages, en prêtant une fausse réalité à nos abstractions.


Mieux vaut s’inspirer de l’Ermite du Tarot, vieillard expérimenté, qui concentre sur le sentier de la vie toute la clarté de sa pauvre lanterne. Plutôt que de prétendre sonder les abîmes de l’infini, regardons à nos pieds, afin d’avancer sans trébucher et nous diriger avec discernement. En philosophie, la plus sage ambition se borne à ne tromper personne. Soyons aussi peu fallacieux que possible et pratiquons cette scrupuleuse honnêteté qui, en tous les domaines, conduit le plus loin.


Pour enseigner honnêtement sans être dupe d’aucune fiction, il faut craindre de parler, car toute parole tourne en mensonge, dès qu’elle est émise sous l’effigie de la vérité pure. Ce qui hante notre esprit procède du vrai, inspirateur de ce que nous aspirons à concevoir ; mais, du fait même de sa conception, l’idée conçue subit une déformation, accentuée par l’expression fatalement imparfaite. Faut-il donc se taire, pour être certain de ne pas égarer autrui ? Ce serait un extrême auquel répugne la sagesse. Il est un moyen terme entre le silence et la prolixité discursive : c’est l’enseignement indirect donnant à réfléchir, en appelant l’attention sur des images et des symboles. Jadis, les montreurs de choses sacrées, dits hiérophantes, usaient de cette méthode : ils ne prononçaient que de mystérieuses sentences, difficilement intelligibles, mais qu’illustraient des actes significatifs et tout un ensemble de graphismes muets. On s’instruisait alors, non par la mémoire ou l’assimilation passive, mais par l’effort personnel de la réflexion. Il fallait deviner et faire preuve de pénétration intellectuelle, ou se résigner à l’incompréhension profane.


De nos jours, rien n’est changé en Initiation. Les seuls qui s’initient sont les actifs, capables de travailler pour se livrer aux opérations du Grand-Oeuvre. Le vulgaire a pu envisager celles-ci comme poursuivant des avantages matériels, sans comprendre que la nature humaine était en cause, le plomb à transmuer en or faisant allusion à la culture éducative, qui transforme l’homme ignorant et grossier en un sage réalisant l’idéal de l’espèce hominale. Se perfectionner soi-même, tel est l’objectif.


Deux voies opposées conduisent traditionnellement au but : l’une est dite sèche et l’autre humide.


La première se base sur le développement de l’énergie spirituelle propre à l’individu, sur la possession de soi et la maîtrise qui en découle.



A cette voie masculine ou rationnelle, s’oppose celle de l’abandon mystique, partant du renoncement à soi-même, pour viser au pur amour altruiste. C’est la voie des âmes pieuses et des saints ; elle n’est pas interdite aux esprits virils qui choissent l’âpre sentier des sages, car, après s’être dompté intégralement, le héros se consacre au bien avec abnégation. Le binaire des voies initiatiques se ramène donc à l’unité, un même cycle pouvant être parcouru en sens contraire.


Les Constructeurs débutent par le sec, en isolant l’individu, afin qu’il apprenne à ne compter que sur lui-même. Être soi n’est pas facile. Il faut cependant débuter en Initiation par le dépouillement de tout ce qui ne fait pas partie intégrante de soi ; le premier acte du rituel exige donc une mise à nu intellectuelle par le renoncement volontaire du récipiendaire à toute notion d’emprunt. Désapprendre est sa tâche initiale : il est convié à se refaire une mentalité vierge.


Cette opération est ardue, aussi est-elle à peine abordée dans la pratique courante, quand elle n’est pas totalement négligée. Le candidat qui conserve se préjugés et ne se détache pas de ses opinions favorites ne saurait pourtant faire le moindre progrès en Initiation. Il ne réussira pas à se détourner du monde extérieur, pour descendre en soi et faire connaissance avec lui-même, et, s’il affronte les épreuves, elles resteront fictives. Il pourra faire ses classes, mais infructueusement, car il n’aura pas su s’appauvrir en vue de se rendre accessible aux véritables richesses. S’étant refusé à déblayer le terrain, il ne peut y bâtir qu’avec incohérence, en dépit des meilleures leçons d’architecture.


N’oublions pas qu’il s’agit pour chacun de construire un Temple qui soit le sanctuaire du vrai. Pour répondre à sa destination, cet édifice doit être construit en rigoureux équilibre sur un terrain solide. C’est une philosophie religieuse individuelle, construite selon des règles confirmées par le discernement de tout penseur judicieux. Elle ne fait pas l’objet d’un enseignement tapageur, car elle ne doit pas être acceptée sur l’autorité d’autrui ; il faut elle se révèle d’elle-même à tout chercheur sincère du vrai. Pour être inculquée, elle devrait se traduire en un dogmatisme qui est en opposition absolu avec son caractère. Il en résulte que les Maîtres ne peuvent enseigner que silencieusement.


Comment cela est-il possible ?


D’une part, en usant de discrétion, grâce à l’emploi d’images suggestives, de symboles et d’allégories ; mais, en plus, par un procédé plus mystérieux, qui tient à la fois de la suggestion mentale des hypnotiseurs et d’une transmission analogue à celle des ondes de la T.S.F.


Supposons des Supérieurs Inconnus, unis en une action de penser intensivement, en vue d’émettre une pensée juste, susceptible de se communiquer à tous les appareils réceptifs, que représentent les cerveaux entrés en harmonie vibratoire avec la justesse de la pensée émise. Est-il possible de concevoir un pouvoir spirituel plus effectif et plus légitime ?


Qui pense juste dispose d’une irrésistible puissance, en raison de la supériorité fatale du vrai sur le faux. Tôt ou tard, l’erreur est reconnue ; en travaillant à la dissiper, nous nous associons à une victoire finale certaine. Mais la lutte est longue ; il y faut une patience douce, car la violence ne ferait accomplir aucun progrès. Inaccessible à la passion combative le sage s’efforce d’éclairer avec bienveillance et compréhension. Il n’entre pas en discussion et laisse chacun sa façon de penser, toujours attentif à rechercher le fond de vrai qui motive les opinions humaines.


C’est en écoutant autrui, pour rectifier sans cesse notre propre manière de voir, qu’il nous devient possible de penser de plus en plus juste. Cette indispensable rectification est recommandée par la formule : Visita Interiora Terrae, Rectificando Invenies Occultum Lapidem (1). Elle implique une descente méditative en soi-même (visite des entrailles de la Terre), en vue d’une mise au point qui fait découvrir la Pierre cachée des Sages. Qu’elle est cette Pierre mystérieuse, sinon le pouvoir de discernement qui transmue l’erreur en vérité ? Pour celui qui la possède, tout devient rectificative ment vrai ; tous les hommes de bonne foi ont raison, mais, faute de pénétration d’esprit, ils manquent trop souvent de compréhension réciproque.


Si nous détenons la symbolique Pierre philosophale, qui fournit la très significative Poudre de projection, il nous appartient de projeter celle-ci sur le métal vulgaire en fusion dans les entendements inquiets. Le plomb intellectuel se transmue alors en un or plus précieux que celui des changeurs. Les Alchimistes n’ont trompé que les incompréhensifs qui se trompaient eux-mêmes.


Sachons comprendre et nous mettre au travail. Nul n’est abandonné à lui-même, s’il est persévérant en sa bonne volonté. Nous débutons les yeux bandés, mais un guide invisible ne manque jamais de nous diriger vers la lumière, si nous aspirons à celle-ci de tout notre coeur.



Ce mystagogue effectif n’est pas tenu de s’incarner en Frère Terrible ; il répond à l’appel sincère de tout réel initiable, car la pure Initiation est indépendante des associations initiatiques. Les vrais Maîtres sont ceux qui enseignent spirituellement.

(1) les initiales de ces sept mots donnent VITRIOL, substance à laquelle les Hermétistes attachaient un sens caché.




Conclusion


La Franc-maçonnerie ne s’est guère fait connaître, jusqu’ici, qu’en ses extériorités. Affectant des formes mystérieuses, elle a piqué la curiosité du public, en ne satisfaisant qu’à demi celle de ses adhérents, ceux-ci demeurant déconcertés par les mystères qui leur étaient dévoilés.


Il y eut sans doute toujours des initiateurs s’efforçant de faire réfléchir les néophytes, afin qu’ils puissent découvrir ce qui ne leur était caché qu’en apparence, sous le voile transparent de rites et de symboles. L’Ordre maçonnique n’a donc jamais manqué d’initiés réels ; mais le nombre de ces élus fut et demeure nécessairement infime par rapport à celui des appelés.


Le pourvoi d’approfondir, de pénétrer intellectuellement pour comprendre en devinant, n’est pas le lot du premier venu, d’où la sélection imposée aux écoles de sagesse. Mais, l’homme, qui ne se connaît lui-même que très imparfaitement, ne peut avoir la prétention d’apprécier infailliblement son semblable. Même en étudiant celui-ci et en l’éprouvant avec soin, des erreurs se commettent. Un ensemble de garanties morales, exigé des candidats, assure pourtant la Franc-maçonnerie un recrutement enviable, sous le rapport de la sincère fraternité qui unit les adeptes de races, de nationalités, de positions sociales et d’opinions différentes. Ce qui lui a manqué jusqu’ici, c’est le rayonnement intellectuel, propre à lui concilier l’estime du public instruit. Irrité par des cachotteries jugées ridicules, celui-ci s’est détourné d’une association trop souvent compromise par sa participation aux luttes des partis politiques. Les adversaires de l’institution aidant, une très mauvaise presse fut faite à la Franc-Maçonnerie.


Ce qui, au cours des polémiques fut par trop perdu de vue, c’est le Maçonnisme, autrement dit la philosophie qu’implique l’art de bâtir. Il est regrettable que cette manière d’envisager la vie se soit à peine répandue parmi les Maçons, qui n’ont pas su en faire l’objet de leur propagande philosophique extérieure.


Loin d’avoir le caractère d’une doctrine secrète, la conception constructive, qui aboutit logiquement au Constructivisme, s’adresse à tous les esprits ouverts, comme chacun peut en juger à la lumière du précédent exposé.


En dépit de la terminaison isme, qui évoque l’idée d’un système philosophique arrêté, tout édifié, immédiatement habitable, ce n’est pas un abri prêt à le recevoir que doit chercher ici le penseur, car le Constructivisme ne saurait s’adresser qu’aux constructeurs capables de bâtir eux-mêmes leur habitation spirituelle. Un terrain solide leur est offert, avec les matériaux qu’il leur est loisible de mettre en oeuvre ; mais il leur incombe de tracer leur plan et d’ériger l’édifice dans le style qui leur convient.

Le symbolisme, 16, rue Ernest Renan Paris XVeme - 1934
 

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