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Jean delvaux, moine de l'abbaye de stavelot accusé de sorcellerie

 
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paulo
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MessagePosté le: Lun 8 Mar - 03:47 (2010)    Sujet du message: Jean delvaux, moine de l'abbaye de stavelot accusé de sorcellerie Répondre en citant

L'épidémie de sorcellerie qui régnait dans la Principauté de Stavelot n'épargna même pas la sainte demeure des Abbés.

En 1595, un affreux scandale éclata parmi les moines. L'un d'eux, Jean Delvaux, fut accusé du crime de sorcellerie. Un long procès suivi d'exécution s'ensuivit. L'historien Chapeauville, qui fut un des juges dans le procès, en fait en latin le récit détaillé (CHAPEAUVILLE, t. III, § 593 à 605).

Le chanoine Daris, de Liège, dans son histoire du Diocèse de la Principauté de Liège pendant le XVIème siècle, en donne un résumé (§ XLIII) que nous reproduirons ici parce qu'il nous servira d'introduction aux procès qui se déroulèrent à Chevron et aussi parce que j'ai des raisons de supposer que ce moine Jean Delvaux était originaire de Chevron.

Cette opinion est basée sur le fait que le mayeur de Chevron, Remacle de Noirfalize, fut appelé à siéger parmi les juges et aussi parce que je trouve dans les registres paroissiaux de Chevron plusieurs habitants portant ce nom, entre autres, Jean Delveau, époux de Marguerite Boligny ; Jean François Delveaux, époux de Anne Elisabeth Simon ; Jean Delvaux, époux de Paquette Lambert (en 1622), etc.

Voici le récit fait par le chanoine Daris :

Jean Delvaux gardait dans sa jeunesse les troupeaux de son père. A l'âge de 15 ans, il rencontra un jour, dans une forêt, un homme majestueux qui le pria de le servir et de le suivre, en lui promettant de grandes récompenses. Jean le promit et le suivit.
Cet homme lui apparut ensuite sous différentes formes et lui imprima deux stigmates sur les épaules. Il lui procura du poison pour faire des maléfices et le suivit aux études à Trèves. Il lui conseilla ensuite de se faire religieux à Stavelot, en lui promettant qu'il parviendrait aux dignités de Prieur et d'Abbé.
Jean le fit et fut plus tard promu au sacerdoce. Quoique religieux et prêtre, Jean resta sorcier et se livra à des sorcelleries et à des maléfices. Il empoisonna le Prieur et plusieurs religieux (Empoisonnement sans suites mortelles).

Il y avait, disait-il, dans les Ardennes, neuf sociétés de sorciers, savoir : celles de Stavelot, de Malmedy, de Houfalize, de Salm, de Vaux, de Trèves, de Tafny et de Chères. Chacune comptait un grand nombre de sorciers et avait plusieurs lieux de réunions nocturnes. Les sorciers étaient transportés à ces lieux par des démons qui présidaient aux réunions. On y adorait Belzébud, Léviathan et Astaroth ; on y tenait des repas, on s'y livrait à des danses et à des actes d'immoralité, et enfin on recevait des démons des poisons pour faire des maléfices. Le matin, les sorciers étaient transportés à leur domicile par les démons.

Jean Delvaux, soupçonné de sorcellerie par le Prieur, fut jeté en prison et dénoncé au Prince Evêque de Liège.

Ernest de Bavière envoya Jean Chapeauville à Stavelot pour interroger le sorcier (en mars ou avril 1595).

Jean Delvaux se repentit de ses fautes, il les avoua au député en versant des larmes et fit un récit très détaillé de la sorcellerie. Dès que le Prince Evêque en fut informé, il députa André Streignart, suffragant, et Jean Chapeauville avec un notaire pour interroger de nouveau le sorcier et rédiger ses aveux en forme authentique, car il accusait plus de cinq cents complices de sorcellerie.

Les députés l'instruisirent des vérités de la religion et l'amenèrent à récipiscence. Ils commencèrent ensuite l'interrogatoire, que le notaire mit par écrit.

Après en avoir pris connaissance, le Prince Evêque envoya quatre députés à Stavelot avec pleins pouvoirs judiciaires, à savoir : le suffragant Streignart, Jean Chapeauville, Pierre Oranus, échevin et Jean Moleupeter, procureur fiscal.
Les quatre députés se mirent en route au mois de janvier 1596. Arrivés non loin de Stavelot, leur voiture se brisa et ils furent obligés de faire le reste du chemin à cheval. Ils se rendirent à la prison de Jean Delvaux qui leur déclara qu'un démon avait brisé leur voiture, mais que ce n'était pas le sien.

Le lendemain et jours suivants, Jean Delvaux persista dans ses aveux ; il raconta toute l'histoire de la sorcellerie des Ardennes et en nomma tous les membres.
Les députés, soupçonnant qu'il était maniaque ou fou, l'interrogèrent de toutes manières et pendant plusieurs jours. Ils jugèrent qu'il possédait parfaitement tous ses sens et que toutes ses déclarations restaient uniformes.

Les députés, de retour à Liège, firent leur rapport au Prince Evêque. Ernest de Bavière ordonna une enquête judiciaire contre tous les accusés de sorcellerie.
Les enquêtes eurent lieu et se continuèrent jusqu'au 10 janvier 1597, non seulement contre de vieilles femmes et des hommes du peuple, mais aussi contre des hommes distingués, tels que le mayeur Kaimerlinck, des échevins, des curés, des religieux.

Le 10 janvier 1597, les quatre députés retournèrent à Stavelot pour continuer les procédures. Les cinq religieux qui avaient été empoisonnés par Jean Delvaux furent de nouveau entendus. Comme les suspects de sorcellerie répandaient le bruit que Jean Delvaux était fou, les députés convoquèrent toutes les notabilités de l'endroit et du voisinage pour assister aux interrogatoires. Ils y assistèrent et se convainquirent que Delvaux n'était pas fou.

Jean de Fronville, curé de Stavelot, soupçonné de sorcellerie, fut confronté avec Jean Delvaux. Celui-ci déclara que le curé était de la société des sorciers et qu’il l’avait vu plusieurs fois aux réunions. Le curé le nia. Jean répliqua que ses dénégations n’avaient aucune valeur, parce que les sorciers s'obligent sous serment de ne rien révéler.

Enfin Jean Delvaux fut mis à la torture. Pendant la torture, il maintint toutes ses déclarations antérieures. Le 2 avril 1597, Jean Chapeauville prononça la sentence de dégradation et de remise au bras séculier. La dégradation fut exécutée par le suffragant.

Le sorcier fut mis à mort par le glaive et non par le feu, parce qu'il se repentait de ses fautes et implorait la miséricorde de Dieu.

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MessagePosté le: Lun 8 Mar - 03:47 (2010)    Sujet du message: Publicité

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